La NASA se prépare à une autre tentative de faire rouler sa fusée lunaire Artemis II vers la rampe de lancement, avec un décollage prévu en avril. Les quatre astronautes de la mission sont actuellement en quarantaine alors que le système de lancement spatial (SLS) et la capsule Orion subissent les dernières vérifications. Il s’agit du deuxième déploiement de l’énorme fusée, qui était auparavant revenue au bâtiment d’assemblage des véhicules en raison de fuites découvertes lors des répétitions générales humides.

Les retards et les réparations répétées mettent en évidence les défis complexes des missions dans l’espace lointain. L’Artemis I SLS a également nécessité plusieurs voyages de retour au bâtiment d’assemblage de véhicules en 2022 avant son vol d’essai réussi sans équipage. Ces problèmes ont incité la NASA à annoncer une refonte majeure du programme Artemis, visant des lancements annuels et potentiellement une réévaluation du rôle des sous-traitants comme SpaceX et Boeing, avec deux alunissages prévus pour 2028.

Une fois sur la rampe de lancement, la NASA effectuera des tests supplémentaires et un examen de préparation au vol avant de confirmer la fenêtre de lancement. Cette approche prudente souligne les enjeux élevés et la rigueur technique requise pour les missions lunaires en équipage.

Spectacle des aurores boréales

Simultanément, un spectacle auroral spectaculaire devrait être visible dans une grande partie du nord des États-Unis. La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) a émis des avertissements concernant deux éjections de masse coronale (CME) – de puissantes explosions de plasma provenant du soleil – qui devraient avoir un impact sur la Terre.

Les CME peuvent déclencher des tempêtes géomagnétiques, perturber les satellites, les systèmes de communication et créer des aurores vives. Mars 2024 s’annonce comme l’un des meilleurs mois pour l’observation des aurores boréales depuis près d’une décennie en raison d’un soleil très actif et de la position de la Terre pendant l’équinoxe de printemps. Ces conditions se combinent pour produire des spectacles de lumière thermosphériques inhabituellement fréquents et intenses.

Lectures rapides

Voici quelques autres histoires scientifiques qui font la une des journaux :

  • ADN sur des astéroïdes : Les chercheurs ont identifié les cinq bases nucléotidiques de l’ADN d’un astéroïde traversant notre système solaire, soulevant des questions sur les origines de la vie.
  • Décès non comptabilisés dus au COVID : Une nouvelle étude révèle que plus de 150 000 décès dus au COVID-19 n’ont pas été enregistrés au cours des premiers stades de la pandémie.
  • Insécurité alimentaire mondiale : L’escalade des tensions géopolitiques, en particulier en Iran, pourrait pousser l’insécurité alimentaire mondiale à des niveaux records, laissant 363 millions de personnes affamées.

Curiosité du jour

Les cichlidés empereurs du lac Tanganyika présentent un comportement agressif envers les plongeurs qui établissent un contact visuel direct, même lorsqu’ils observent leurs œufs ou leurs alevins. Cela suggère que les poissons pourraient être capables de déduire une intention à partir du regard, une capacité que l’on pensait auparavant limitée aux primates et à certains oiseaux.

Mot du jour

Doggerland – Une masse continentale submergée qui reliait autrefois la Grande-Bretagne à l’Europe continentale au cours de la dernière période glaciaire, du nom des bateaux de pêche hollandais médiévaux appelés « doggers » qui pêchaient dans ses eaux.

Citation du jour

“Nous leur donnons du thon ; comme la royauté, ils se nourrissent des principaux prédateurs de l’océan. En échange, qu’est-ce qu’on récupère ?” – Rob Dunn, professeur d’écologie appliquée à la North Carolina State University, sur notre relation complexe avec les chats.

La convergence des préparatifs d’Artemis II et l’activité aurorale accrue mettent l’accent sur l’exploration continue de l’espace par l’humanité tout en nous rappelant les forces dynamiques qui façonnent notre planète. Ces événements démontrent à la fois l’ambition du voyage spatial et la puissance brute du monde naturel.