Les systèmes d’intelligence artificielle (IA), y compris les chatbots comme Siri et Alexa, sont de plus en plus capables d’effectuer des tâches complexes. Cependant, ils génèrent parfois des résultats manifestement faux – un phénomène souvent appelé « hallucination ». Cela signifie qu’une IA présente en toute confiance les informations comme des faits lorsqu’elles ne sont pas basées sur la réalité.

Le problème de l’exactitude factuelle

Les hallucinations de l’IA ne sont pas que des erreurs ; ils sont fondamentaux pour le fonctionnement de nombreux systèmes actuels. Les grands modèles linguistiques (LLM) sont entraînés pour prédire le mot suivant dans une séquence, pas nécessairement pour vérifier la vérité. En conséquence, un LLM peut fabriquer en toute confiance des détails, inventer des sources ou déformer des informations si cela aide le résultat à paraître plus cohérent.

Ceci est distinct de la psychose ou de la schizophrénie, des conditions humaines dans lesquelles une personne perd contact avec la réalité. Les hallucinations de l’IA sont une défaillance mécanique du traitement des données et non une crise de santé mentale. Pourtant, l’effet est similaire : la machine présente les mensonges comme la vérité.

Pourquoi est-ce important ?

L’essor de l’IA dans des applications critiques, telles que la santé, la finance et la recherche juridique, rend les hallucinations dangereuses. Imaginez un chatbot médical alimenté par l’IA qui diagnostique mal une maladie ou une IA financière recommandant un investissement frauduleux. Le problème n’est pas seulement un inconvénient ; c’est un préjudice potentiel.

Le contexte est la clé ici. Les LLM ont du mal à faire preuve de nuances et n’ont souvent pas la capacité de faire la distinction entre les connaissances établies et les affirmations spéculatives. Ils peuvent discuter de manière convaincante des exoplanètes ou du système solaire avec des détails fabriqués, ce qui rend difficile pour les utilisateurs de distinguer la vérité de la fiction.

Le rôle de l’informatique et de la psychologie

Les chercheurs en informatique travaillent sur des solutions, notamment l’apprentissage par renforcement avec retour humain et des méthodes permettant d’ancrer les réponses de l’IA dans des données vérifiables. Cependant, il existe un problème plus profond. Notre compréhension de l’intelligence humaine, telle qu’étudiée en psychologie, peut être nécessaire pour construire une IA véritablement fiable. Les machines apprennent à partir des données, mais elles ne disposent pas du raisonnement de bon sens que les humains tiennent pour acquis.

Vue d’ensemble

Les hallucinations de l’IA mettent en évidence une tension fondamentale : nous exigeons que l’IA soit « intelligente » tout en nous attendant simultanément à ce qu’elle fonctionne avec une précision parfaite. La réalité actuelle est que l’IA est un outil puissant mais pas parfait. Jusqu’à ce que les systèmes d’IA puissent distinguer de manière fiable ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, les utilisateurs doivent aborder leurs résultats avec scepticisme.

Les implications à long terme des hallucinations de l’IA sont importantes : si elles ne sont pas maîtrisées, elles érodent la confiance dans la technologie et créent de nouvelles voies de désinformation.