Une extraordinaire éclipse solaire annulaire se produira au-dessus de l’Antarctique le 17 février, offrant un rare spectacle de « cercle de feu » visible depuis l’un des coins les plus isolés de la planète. Cet événement se produit lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil, mais à une plus grande distance sur son orbite, laissant un brillant anneau de lumière solaire visible autour de la silhouette de la Lune. L’éclipse sera principalement observée par des chercheurs stationnés en Antarctique ; le calendrier de chaque phase varie en fonction du lieu, mais voici un aperçu détaillé de ce à quoi s’attendre.

La science derrière le « cercle de feu »

Une éclipse annulaire diffère d’une éclipse solaire totale car la Lune est plus éloignée de la Terre lors de cet alignement. Cela signifie que la Lune apparaît plus petite dans le ciel et ne couvre pas entièrement le Soleil. Au lieu de cela, il crée un anneau brillant (anneau) de lumière solaire autour du disque sombre de la Lune. L’effet est visuellement saisissant, mais nécessite une protection oculaire appropriée pour être observé en toute sécurité.

Phases de l’éclipse : à quoi s’attendre

L’éclipse se déroulera en phases distinctes, chacune marquée par des timings précis :

Premier contact : l’éclipse commence (4 h 56 HNE / 09 h 56 GMT)

La phase initiale, appelée « premier contact », commence lorsque la Lune empiète pour la première fois sur le disque solaire. À partir de ce point, la Lune obscurcira lentement le soleil, transformant son apparence d’un orbe plein et enflammé en un croissant rétrécissant. Ce processus prendra plusieurs heures, la lumière du Soleil diminuant progressivement.

Annularité : l’anneau de feu émerge (6 h 42 HNE / 11 h 42 GMT)

La phase la plus dramatique se produit lorsque la Lune se centre complètement sur le disque solaire, créant ainsi un effet annulaire. À la station Concordia, l’une des rares installations de recherche sur la voie de l’annularité, cette phase durera un peu moins de deux heures. Les spectateurs seront témoins d’un ciel sombre avec un brillant anneau doré de lumière solaire entourant la silhouette de la Lune.

Remarque de sécurité importante : Ne regardez jamais directement le soleil sans une protection oculaire appropriée. Utilisez des lunettes d’éclipse certifiées, des jumelles solaires ou un télescope doté d’un filtre solaire sûr.

Point d’éclipse maximale (7 h 12 HNE / 12 h 12 GMT)

L’éclipse atteint son apogée lorsque la Lune est parfaitement positionnée au centre du Soleil, ne laissant visible que le bord extérieur. C’est le moment d’annularité le plus frappant, où le ciel s’assombrit et l’anneau de feu brille de mille feux.

Phases finales : Retrait de l’Ombre (heure suivante)

À la fin de l’annularité (« troisième contact »), la Lune commence à s’éloigner du disque solaire. L’anneau d’or se brise et le Soleil réapparaît progressivement sous la forme d’un croissant avant de reprendre complètement sa forme normale (« quatrième contact »). L’éclipse entière durera plusieurs heures, la Lune se retirant du disque solaire en une heure.

Ce que cela signifie : événements rares et connexions mondiales

Cette éclipse est remarquable non seulement par son spectacle visuel, mais aussi par sa rareté. Les éclipses annulaires sont moins fréquentes que les éclipses solaires totales, et celle-ci se produira dans une région peu peuplée, la rendant largement inaccessible au grand public.

À la suite de cet événement solaire, une éclipse totale de Lune – une « Lune de sang » – se produira le 3 mars, visible par plus d’un milliard de personnes en Amérique du Nord, en Asie de l’Est, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Ces éclipses se produisent souvent par paires, démontrant l’interdépendance des événements célestes.

L’éclipse solaire annulaire du 17 février rappelle la nature dynamique de notre système solaire et la beauté de phénomènes astronomiques rares.