De nouvelles études montrent que les feux d’artifice polluent l’air et l’eau après le dernier boom.
Nous aimons le flash. Nous aimons le bruit. Mais de nouvelles recherches indiquent que la gueule de bois persiste. Trois articles parus dans des revues ACS examinent ce que les feux d’artifice laissent réellement derrière eux. Litière. Particules. Produits chimiques dans l’air. C’est une situation compliquée, tant pour la nature que pour nous.
Le problème de l’eau
Lorsque les feux d’artifice s’éteignent, ils ne disparaissent pas. Vous vous retrouvez avec du carburant à moitié brûlé. Sels métalliques. Papier carbonisé. Si ces déchets flottent dans un lac, la chimie change. Rapide.
Une étude en laboratoire des Sciences et technologies de l’environnement a testé cela. Ils ont découvert des résidus de pétard déversant des ions métalliques dans l’eau – du potassium et du manganèse, par exemple. Plus les matières organiques dissoutes comme les phénols et les composés soufrés. Il ne s’agit pas simplement d’ajouter des éléments. Les solides restants aspirent en fait d’autres éléments déjà présents dans l’eau. Plus précisément les molécules plus grosses et complexes.
Cela perturbe la vie microbienne. Et les écosystèmes aquatiques.
Mauvaise nouvelle si vous habitez dans un endroit qui déclenche souvent des feux d’artifice. Ramasser les poubelles aide évidemment. Mais le changement chimique se produit rapidement.
Air sale lors d’événements
Les grandes fêtes produisent de l’air sale. Les vendeurs de nourriture cuisinent. Les voitures soulèvent la poussière. Combien coûte juste un feu d’artifice ?
Des chercheurs britanniques ont surveillé l’air lors d’un événement sportif majeur. Ils ont surveillé les particules. Deux pics distincts se sont produits. D’abord, alors que les foules arrivaient et se déplaçaient dans la terre. Deuxièmement, plus petit, lorsque le feu d’artifice a éclaté. De fines particules ont surgi.
Les participants ont-ils enfreint les règles sanitaires ? Probable. Les limites d’exposition de l’OMS ont probablement été dépassées par quiconque sur place pendant toute cette période. Les grandes célébrations sont une source importante d’exposition aux particules fines. Cela s’additionne.
Brume invisible
Les feux d’artifice libèrent bien plus que de la fumée visible.
Certaines formules contiennent des amines. Ces composés réagissent dans le ciel pour former des aérosols. Brume. Une étude menée en Chine pendant le Nouvel An lunaire a porté sur les gaz. Ils ont constaté des augmentations brutales des amines lors des plus grandes expositions. Des pics également de particules fines et de sulfate.
Cela persiste. Après la fin du spectacle.
Est-ce qu’on respire ça ? Probablement. La brume est réelle même lorsque la fumée se dissipe.
Références
- Chen, GL, Du, M., Qian, C. et Yu, HQ. (27 mai 2026). Perturbations au niveau moléculaire dues à la lixiviation épisodique de résidus. Sciences et technologies de l’environnement.
- Acton, W.J.F. et coll. (2 février 2026). L’impact de l’hospitalité sur la qualité de l’air. ACS ES&T Air.
- Gui, L. et al. (18 septembre 2015). Le feu d’artifice est une source d’amines gazeuses. Lettres sur les sciences et technologies de l’environnement.


























